LA GOUTTE D’EAU…
PREAMBULE…
Qu’il soit entendu que je ne dénigre et ne juge personne, que je ne remets pas en cause le droit de grève qui, rappelons le, est un principe acquis depuis le 25 Mai 1864 et pleinement reconnu dans la Constitution depuis le 27 octobre 1946 par l’article 7 du Préambule.
Que l’on considère la Liberté d’Opinion et d’Expression, liberté fondamentale de l’Homme citée dans l’article 19, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, liberté acquise et reconnu par la Liberté des Droits de l’Homme et du Citoyen depuis 1789 et entérinée par la Constitution Européenne des Droits de l’Homme de 1950.
Assez, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit au sujet des événements actuels.
D’UN POINT DE VUE CULTUREL…
Cela va bientôt faire 6 ans que j’ai obtenu mon Baccalauréat. Depuis cette période, j’ai effectué de nombreuses études, de Lettres, de Tourisme, bref j’ai cherché à accroitre mes connaissances et à profiter de l’excellence en matière de savoir du milieu universitaire.
Etudiant à Paris IV depuis cette année, inscrit en double Licence Histoire et Histoire de l’Art, je constate que la culture et la formation de cette génération est mise à mal et laissée de côté au profit de querelles intestines.
D’UN POINT DE VUE FINANCIER …
Vivant en province, puisque n’ayant pas la possibilité de résider sur Paris, comme de nombreuses autres personnes, j’effectue chaque jour le trajet qui me sépare de la Sorbonne en train puis en Métro, et comme tout un chacun je paie un abonnement, sinon onéreux du reste couteux.
Il en va de même, par ailleurs, pour les étudiants vivant à Paris même et qui doivent s’acquitter d’un loyer chaque mois incompressible, dans l’attente et l’espoir que la situation actuelle s’améliore.
A cela s’ajoute la déclaration faite par la présidence de l’Université, je cite :
« Etant donné le nombre réduit de semaines d’enseignement accomplies, les enseignants seraient invités à procéder à un éventuel rattrapage des séances qui n’ont pu avoir lieu sous forme de cours ou de polycopiés, ou à l’aide de la plateforme Moodle. Il convient de rappeler que la validation d’un semestre, comme le précisent les textes relatifs au LMD, prend en compte non seulement le « présentiel » mais aussi le travail personnel.
Le principe du contrôle continu est maintenu. Il appartient à chaque responsable de module, en liaison avec le directeur d’UFR et en concertation avec les collègues de son équipe pédagogique, d’en définir les modalités pour les enseignements fondamentaux et surtout pour l’évaluation des enseignements optionnels et transdisciplinaires pour lesquels il constitue la règle.
Dans le cas des enseignements qui n’ont pu être assurés ou qui n’ont touché qu’une minorité d’étudiants pendant la suspension des cours et des TD, les sujets d’examen devront être définis à partir des contenus d’enseignement délivrés pendant la période correspondant à la reprise effective des cours, du 6 avril au 6 juin ou du 27 avril au 6 juin. Cette règle s’applique aussi au choix des sujets de la session de rattrapage de septembre. »
Permettez-moi de vous rappeler que l’inscription à l’université est soumise à cotisation, et que celle-ci, quoi qu’on en dise, représente une certaine somme.
De là plusieurs points se dégagent : Dans un premier temps s’il est possible d’assurer les cours par correspondance, via Moodle, sous forme de polycopiés, ou encore en donnant aux élèves des listes interminables de livres à étudier pour saisir les grandes lignes du programme, quel intérêt alors de s’acquitter de cette cotisation auprès d’une université, alors qu’il est possible de le faire auprès d’établissements compétents tel que le CNED, ou bien encore de se procurer les dits ouvrages et de passer les examens en candidats libres ?! La question reste ouverte…
Dans un second temps, qu’il est inadmissible, de la part d’enseignants grévistes, de commander à leurs étudiants des travaux, basés sur un cours qu’ils n’auront pas dispensé, qu’il est non point impensable d’allonger la durée des cours et de reporter les examens à une période où certains pourront ne pas être disponible alors que de toute évidence, beaucoup ne soutiennent plus le mouvement et sont parfois même en opposition avec celui-ci. Pourquoi reporter sur les étudiants les désagréments d’une mésentente entre le gouvernement et le corps des enseignants-chercheurs, tout en continuant de façon hypocrite à verser des bourses d’études offertes par ce même gouvernement ?! La encore la question reste ouverte…
D’UN POINT DE VUE ORGANISATIONNEL…
En effet, la grève débutée aux alentours du Lundi 2 mars, dure depuis bientôt trois mois, et les communiqués qui nous parviennent sont incohérents, désordonnés, erronés bref, on ne distingue dans ceux-ci aucune unité d’action ou de pensée.
Le dernier que j’ai reçu ce matin Mardi 12 Mai à 9H15, à sans doute été la goutte d’eau, et je pense nécessaire de réagir, en voici le contenu :
Clignancourt est encore bloqué aujourd'hui. Le cours sera posté sur moodle.> J'aimerais connaître votre avis sur l'idée de faire des cours en Juin pour valider le semestre. Préférez vous :> a) un poly et un examen dessus> b) des cours de rattrapage le samedi et un examen> c) des cours de rattrapage un jour de semaine et un examen> d) ne pas valider
En tout premier lieu, reçu à 9H15 pour un cours censé avoir lieu à 11H00 sachant que pour y assister il me faut partir de chez moi à 8h46 que j’ai ensuite 1H30 de train puis 45 minutes de transports en commun… C’est vrai, cela est mon problème, néanmoins, cela n’est pas normal, car une fois de plus je le répète, je ne suis pas seul habitant en province et devant subir les affres d’une information morcelée et mal transmise.
Dans un second temps je trouve inacceptable de proposer aux étudiants un choix comme celui-ci sous forme de QCM. Il est évident qu’au vu des cours dispensé ce semestre se doit de ne pas être validé, pour une raison simple : les cours n’ont put être assuré de façon correcte et il ne me semble pas vraisemblable d’assimiler en deux mois les notions qui doivent l’être en 5 ; d’autre part, ce n’est pas non plus aux étudiants de faire un tel choix, mais bien aux professeurs d’assumer leur responsabilité jusqu’au bout, puisqu’ils sont au départ les instigateurs de cette panade.
Si l’année doit en effet ne pas être validée, qu’ils en prennent l’entière responsabilité, et ne se cachent pas derrière des faux-semblants en parlant je cite : « d’autisme gouvernemental », ou en proposant ce genre de questionnaire qui leur permettrait de dire que ce sont les étudiants qui n’ont pas souhaité valider leur semestre.
D’UN POINT DE VUE PERSONNEL…
En désaccord depuis le départ avec ce mouvement, mais respectant comme je l’ai dit plus haut les pensées et idéaux de chacun, je ne me suis permis de juger ou d’intervenir durant toute la période de flou qui vient de s’écouler, cependant je sens que cette situation prend un nouveau tournant et que chacun essaie de se cacher derrière des lois, des réglementations, des votes, des conseils, des spécifications, bref, que l’on arrête tout cela.
Si la grève doit se continuer qu’elle se poursuive dans le respect de chacun et que s’assument les opinions et pensées afin que les positions puissent s’affirmer clairement, comme par exemple de cette manière, je cite à nouveau : « la non-validation du semestre en juin était un risque, comme l'a dit A. lors de la dernière AG, dès le 1er jour de grève. Et elle doit rester un enjeu dans notre lutte, c'est l'un des seuls arguments que nous puissions utiliser pour faire céder la ministre, et alerter les médias, ce qui a déjà commencé. La grève, les manifestations n'ont quasiment aucun impact. La menace pesant sur les examens, elle, effraye tout le monde. »
Bien à vous tous,
Georges-Etienne BRETON
mercredi 13 mai 2009
Laurent réagit à un commentaire d'Elsa
Que d’inepties dans cette réponse ! Les commentaires d’Elsa sont non seulement navrants, mais ils sont aussi très souvent hors-sujet. Prenons-les un par un.1) Quand je parle des moyens matériels, je ne parle nullement de décentralisation ou de privatisation… C’est une autre affaire, dont nous pourrions par ailleurs discuter. Je voulais simplement dire qu’aujourd’hui, un professeur d’Université qui veut faire cours n’en a pas les moyens matériels, tout simplement parce que la grève des BIATOSS le leur interdit, de même que les étudiants qui veulent étudier ne peuvent pas le faire. C’est une aberration !2) Pardonne-moi quant à l’excellence intellectuelle que tu accordes à la majorité des étudiants du comité. Je pense malheureusement que ce semestre a été pour eux une période de forte régression intellectuelle, étant donné qu’ils ont passé la majeure partie de leur temps à manifester, à huer nos profs, à nous empêcher d’avoir cours, et à parler pour ne rien dire lors d’assemblées générales qui ne sont pas démocratiques.3) Je suis vraiment navré que tu ne condamnes pas le procédé qui consiste à jeter des boules puantes dans les couloirs de la Sorbonne. Je pense effectivement que vous ne savez pas ce que vous faites, et c’est pour cela que je vous pardonne. À ce sujet, sache que je ne suis pas croyant, mais que cela ne m’empêche en aucune façon de citer la Bible, et de penser et de dire ce que je veux. Ce ne sont certainement pas de jeunes paltoquets de votre espèce qui vont commencer à me dicter mes faits et gestes ! Et arrête avec la laïcité : franchement, que vient-elle faire dans un débat sur les blocages, sur les statuts des enseignants-chercheurs et sur la masterisation ? Pourquoi s’énerver et renier des paroles de bon sens ? Je ne vois vraiment pas en quoi quelques références culturelles peuvent te gêner !4) Quant à l’expression « Et la lumière fut ! », elle me donne envie de te dire ceci. La lumière de l’esprit n’a visiblement pas illuminé les débats de vos AG en amphi Richelieu ! Vous n’avez inventé aucun nouveau concept depuis Marx ! Vous n’avez pas non plus inventé le bidon de deux litres ! Allons ! Réveillez-vous ! Commencez à penser par vous-mêmes ! Vous êtes des gens non seulement du passé mais aussi du passif, pour reprendre des expressions bien connues. Vous n’aurez pas votre année, ou bien vous l’aurez mais au rabais ! De plus, le gouvernement n’est pour l’instant pas prêt de reculer. C’est un échec complet ! Et pendant ce temps, vous continuez à renier impunément les libertés les plus fondamentales de notre République.5) Quant aux couloirs qui ne sont pas des « lieux de travail », permets-moi de te dire que c’est à cause de petits abrutis comme vous que nous sommes obligés de faire cours dans des couloirs ! Est-ce une raison pour jeter une boule puante comme des gamins ? Encore une fois, réveillez-vous ! Vous n’êtes plus au collège… vous êtes rentrés dans l’enseignement supérieur ! Et vous n’êtes dignes ni du premier terme ni du second.6) « Les moyens de protestation qui ne dérangent personne ne sont pas des moyens efficaces de protester », nous dis-tu. Dis-moi sincèrement si, après avoir dit cela, tu peux encore te regarder dans une glace et penser que tu es démocrate… Si la réponse est positive, je doute de ton état mental.7) « Ce sont effectivement de bons professeurs d’histoire » – je cite encore ta prose. L’expression est heureuse, mais elle me paraît fort déplacée et je dirais même qu’elle m’insupporte. La manière de t’exprimer ici est d’une arrogance folle. On n’a pas à juger nos professeurs, ni toi ni moi. Tout au plus peut-on dire qu’ils sont très bons, ce qui est presque une lapalissade. N’oublie pas que c’est à eux de nous juger, car c’est leur rôle – juger notre travail, bien évidemment, et non nous personnellement.8) Quant aux 40 professeurs qu’il y aurait eu derrière Jean-Noël Luc, pourquoi toujours travestir les chiffres ? Ils étaient à peine 20. Et d’ailleurs, si les enseignants grévistes avaient voulu venir, qui les en empêchait ? Cette réunion d’information n’était pas filtrée, contrairement à certaines de vos AG ! Et le courage, parlons-en ! Crois-tu vraiment qu’il est de nos jours plus courageux d’être du côté des bloqueurs que de notre côté ? Si tu le crois, pauvre de toi ! M. Pitte, pardonnez-leur ces quelques péchés véniels. Ces agités sabordent encore un peu plus une institution qui mériterait, au contraire, le soutien de tous. Y compris du gouvernement, j’en conviens tout à fait ! Savent-ils que l’on court tout droit au désastre, ou ne le savent-ils pas ? Je suis, quant à moi, intimement persuadé que les leaders syndicaux le savent très bien. La masse, elle, est peut-être pétrie de bonnes intentions… Mais la gravité de leurs actes réside dans le fait même qu’ils en ignorent les conséquences. 9) La Sorbonne d’Abu Dhabi : vaste programme ! En tout cas, cette annexe de la Sorbonne permet d’accroître le prestige de la France dans cette région du monde, elle permet d’accroître le prestige de nos intellectuels et de l’Université française. J’en suis personnellement très fier. Si vous refusez que l’on exporte l’excellence française – la vraie –, dites-le simplement et honnêtement.10) Concernant maintenant la question de l’IEP et des dirigeants d’un célèbre syndicat, permets-moi de te dire que tu es complètement hors-sujet. Je disais simplement qu’il était honteux qu’un diplômé de l’IEP de Paris – c’est-à-dire dont l’avenir est fort bien assuré – vienne s’inscrire en droit à Paris I pour paralyser l’institution universitaire, et ce une fois par an, ou bien – soyons honnête – une fois tous les deux ans ! Et ne viens pas me parler de « médiocrité », car je crois avoir suffisamment prouvé ici que j’étais pour le prestige de l’Université française en général et de la Sorbonne en particulier. Et ne viens surtout pas me chanter l’éternel refrain de l’égalité des diplômes entre la capitale et la province. Les étudiants des grandes écoles font régulièrement de la promotion pour l’établissement auquel ils appartiennent. Je trouve donc normal que les étudiants des universités promeuvent, eux aussi, l’établissement auquel ils appartiennent ! Et M. Pitte, en ce sens, ne faisait que défendre l’Université qu’il présidait. Quel affreux objectif en effet ! Où en est donc son cher successeur… ?11) « Nous n’avons empêché qu’un seul semestre » – je te cite toujours. Camarades étudiants, estimez-vous heureux, ils auraient pu faire bien pire !!! Un semestre ! De quoi vous plaignez-vous ? Un semestre, c’est somme toute bien peu quand on sait qu’il en faut deux pour valider son année… Quand arrêterez-vous de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas ? Parlez-nous franchement ! Dites que vous l’attendez, votre fameux grand soir ! Dites que, pour beaucoup d’entre vous, vous ne connaissez que très peu le véritable contenu des réformes et que vous n’obéissez qu’à des ordres de vos leaders syndicaux ! Vous n’êtes que des moutons, je dirais même des brebis galeuses ! Vous comprendrez donc que je cherche à vous éviter. Je ne serai jamais un mouton ; la liberté de l’esprit est d’ailleurs le pilier fondamental et même fondateur de notre Université. L’auriez-vous oublié ?12) Enfin, concernant les diplômes délivrés en 1968 ou en 2006 qui auraient la même valeur que les autres sur le marché du travail… Ils n’auraient pas « rebuté les employeurs ». J’avoue ne pas détenir la vérité sur le sujet et je pense que tu devrais également faire preuve d’humilité en disant, toi aussi, que tu n’en sais rien. C’est une question extrêmement complexe à laquelle de simples étudiants plus occupés à faire grève qu’à étudier ne savent certainement pas répondre. Mais mes modestes propos ne tendaient qu’à mettre le doigt sur un tout autre état de faits. À force de grèves et de blocages incessants, les diplômes universitaires, déjà fort peu prisés sur le marché du travail, ne peuvent que rebuter encore un peu plus les employeurs. C’est un processus à long terme qui consiste à ancrer certaines idées dans leurs esprits. De même que ces actions conduisent à long terme à ancrer des idées reçues – pas forcément toujours fausses – dans les esprits de l’ensemble de la société française, et même dans le monde entier. Les employeurs n’ont d’ailleurs pas forcément tort : au fond, pourquoi donner un emploi à de jeunes étudiants dont les années d’études sont déjà très courtes et qui, non contents de cette situation, cherchent à se faire examiner sur un seul semestre ? Vos actions, qu’on le veuille ou non, que vous en soyez conscients ou non, n’ont qu’un seul résultat à long terme : la dévalorisation de vos diplômes, et – ce qui est beaucoup plus injuste – la dévalorisation de nos diplômes. Je dis « beaucoup plus injuste » car ceux qui ne bloquent pas les universités n’ont pas à payer les pots cassés pour les vrais responsables de cette situation !13) « Jsentier, du 92 » : tes commentaires sont vraiment tout à fait passionnants ! Où as-tu puisé ta force d’inspiration ? En AG ou en manif ?14) Bref, sur ces bonnes paroles, je crois pouvoir dire que nos chemins se séparent ici d'une manière irrémédiable, mais soyez-en sûrs et gardez-le bien à l’esprit, vous me trouverez toujours du côté de la liberté. Vous n’êtes pas des résistants, je ne prétends pas moi-même en être un, mais sachez que, quel que soit le nombre de ceux qui luttent contre les blocages, je serai toujours des leurs. « Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là» !
Un message de Guillaume, administrateur de stopbloc
Chers camarades,
Il y a quelques jours, une des membres du comité de mobilisation a posté un commentaire sur mon blog.Celui-ci était tellement énorme qu'un article s'imposait.
Je vous envoie le lien vers cet article, qui comprend la citation du commentaire et la réplique : http://stopbloc.revolublog.com/article-96303-la-democratie-selon-d.html
Par ailleurs, que diriez-vous de nous développer en réseau ?
Les grévistes disposent d'internet et d'un réseau de connaissances, de sites et de blog pour rassembler leurs partisans et s'organiser. Nous, non-grévistes et anti-bloqueurs, ne disposont pas de ces moyens, et pour cause : nous sommes les écartés du mouvement devenu trop radical.
Il est à craindre que l'an prochain soit perturbé. Les Biatoss ne prépareront sans doute pas la rentrée pour commencer. Il faudra pouvoir mobiliser nous aussi, et faire en sorte que le mouvement ne prenne pas la tournure extrême qu'il a prise, afin que ceux qui ne souhaitent pas y participer le puissent librement, et que ceux qui veulent s'engager ne soient pas mis à l'écart et puissent étudier tout de même, ce qui donnera de meilleures chances de résolution de ce conflit majeur pour la République.
Je vous joins aussi le commentaire assez bien pensé d'un étudiant : http://stopbloc.revolublog.com/article-94229-459667-besancon-la-bridage-de-la-greve-mediapart.html#comment-676880
Faisons circuler analyses, commentaires et réactions de manière à nous souder et pouvoir répliquer efficacement.
Il y a quelques jours, une des membres du comité de mobilisation a posté un commentaire sur mon blog.Celui-ci était tellement énorme qu'un article s'imposait.
Je vous envoie le lien vers cet article, qui comprend la citation du commentaire et la réplique : http://stopbloc.revolublog.com/article-96303-la-democratie-selon-d.html
Par ailleurs, que diriez-vous de nous développer en réseau ?
Les grévistes disposent d'internet et d'un réseau de connaissances, de sites et de blog pour rassembler leurs partisans et s'organiser. Nous, non-grévistes et anti-bloqueurs, ne disposont pas de ces moyens, et pour cause : nous sommes les écartés du mouvement devenu trop radical.
Il est à craindre que l'an prochain soit perturbé. Les Biatoss ne prépareront sans doute pas la rentrée pour commencer. Il faudra pouvoir mobiliser nous aussi, et faire en sorte que le mouvement ne prenne pas la tournure extrême qu'il a prise, afin que ceux qui ne souhaitent pas y participer le puissent librement, et que ceux qui veulent s'engager ne soient pas mis à l'écart et puissent étudier tout de même, ce qui donnera de meilleures chances de résolution de ce conflit majeur pour la République.
Je vous joins aussi le commentaire assez bien pensé d'un étudiant : http://stopbloc.revolublog.com/article-94229-459667-besancon-la-bridage-de-la-greve-mediapart.html#comment-676880
Faisons circuler analyses, commentaires et réactions de manière à nous souder et pouvoir répliquer efficacement.
Un message d'Anissa
bonjour à tous et à toutes:juste un petit mot pour vous adresser tout mon soutien, nous sommes dans un tunnel sans fin fin! ce blocage est injuste et inutile d'autant plus que la loi Pécresse a été votée!il faut continuer la lutte mais dans la rue et non à a fac!Merci pour cet espace de liberté!Anissa
vendredi 8 mai 2009
Jérémy conteste notre démarche...et nous lui répondons
Je déplore qu'il persiste un sentiment de haine contre "les rouges"(comme disaient nos parents, voire grands parents)ou plus généralement contre l'extrême gauche (ou la gauche, la vraie). Manipulation, filtrage à l'entrée des AG.…Ayant participé un minimum, en toute sincérité je n’ai rien vu de tel. Mais tout de même, on ne peut pas comparer ces moyens à la disposition des grévistes avec ceux du gouvernement!! (médias, polices…)Mais l'important n'est pas là, car comme vous l'avez dit il faut être salarié pour être gréviste.Et je rappelle moi aussi que ce sont les enseignants qui ont arrêté le travail (pour certains) et les BIATOSS. Mais voila ma question : un employé avec un contrat précaire de 6mois renouvelable par d'autres CDD est-il un fonctionnaire, avec , de ce fait, toutes les obligations de la charge?C'est ça que la personne qui le dit oublie. Je ne crois pas que les BIATOSS soient fonctionnaires. Pourtant ce sont eux qui permettent à l'Université de fonctioonner, et on veut de plus avec cette loi et ses décrets leur donner un statut encore plus précaire.Soyons raisonnables.Mais je sais que l'altruisme et la solidarité ne sont pas des notions partagées. Mes études, Mon travail, Ma réussite, Ma mort...ET MERDE.Bref, vous pouvez faire ce que vous voulez, vous allez rien changer avec des blogs et des signatures, à par accentuer la haine, la colère et l‘incompréhension. Ce ne sont pas, de plus, les étudiants qui permettent la continuation de cette grève, mais les salariés.Et puis regardez autour de vous, la colère monte. Nous, nous sommes des favorisés, et pas de scandale svp. Combien d'amis avez-vous qui n'ont pas de diplômes, qui galèrent dans la vie "active" ou ont un boulot de merde qui les use déjà?Nous sommes une minorité de la jeunesse en études supérieures. Ne soyons pas si égoïstes...Sortez de chez vous, rencontrez tout ce monde qui galère...vous arrêterez peut être de vous plaindre!!!Je rigole, je crois pas que vous puissiez...
Notre réponse:
Merci Jérémy de ta franchise. Mais crois-tu que nous sommes aveugles au monde qui nous entoure? C'est justement parce que c'est si dur pour tout le monde que nous aimerions que certains n'en rajoutent pas. On a tous des copains étudiants qui habitent très loin et qui sont dégoûtés que l'université fasse si peu pour que les cours aient lieu. Penses-tu à tous ces parents qui se saignent pour que leurrs enfants puissent avoir des cours à la Sorbonne et qui apprennent que les cours n'ont pas lieu, que des professeurs font grève totale et parlent de "neutraliser" le semestre?
"Neutraliser", voilà un terme qui nous fait vomir! Ca veut dire empêcher que les examens se tiennent. Et nous, on n'est pas d'accord. On est d'avis différents sur l'avenir de la fac, sur la masterisation. Mais on veut que la liberté d'avoir cours et celle de le faire soit respectée.
Nous n'avons pas dû nous trouver aux mêmes AG que toi. C'est pas une question de droite ou de gauche. De toute façon, si la gauche était au pouvoir, elle réagirait aussi mollement pour nous soutenir. C'est une question de respect des libertés. S'il n'y a plus de respect de la liberté là où se transmet le savoir, tu sais comme nous, ça finit à Tien An Men ou à Guantanamo.
Ecris-nous, on te publiera. Mais ne nous fais pas passer pour des enfants de réacs bien beauf. Nous on pense surtout aux L1 et aux L2 qui sont ceux qui sont les plus désavantagés dans ce conflit. Et puis, excuse-nous, ça nous fait marrer les éternels étudiants qui ont le temps d'aller de comité de grève en comité de grève, qui ont le temps de bloquer, de rester à des AG qui durent des heures. Il y a tous les autres, qui travaillent pour payer leurs études.
Et puis, explique nous, pourquoi l'université n'organise pas un vote à bulletins secrets? Pourquoi les infos sur ce qui se passe réellement sont si minces? Nous aussi on a la préoccupation du bien commun. Et on voudrait que chacun assume ses reponsabilités.
Ca te fait pas gerber ces profs qui sont payés en faisant grève? C'est ça "les rouges" avec qui on devrait être tolérants pour toi?
Notre réponse:
Merci Jérémy de ta franchise. Mais crois-tu que nous sommes aveugles au monde qui nous entoure? C'est justement parce que c'est si dur pour tout le monde que nous aimerions que certains n'en rajoutent pas. On a tous des copains étudiants qui habitent très loin et qui sont dégoûtés que l'université fasse si peu pour que les cours aient lieu. Penses-tu à tous ces parents qui se saignent pour que leurrs enfants puissent avoir des cours à la Sorbonne et qui apprennent que les cours n'ont pas lieu, que des professeurs font grève totale et parlent de "neutraliser" le semestre?
"Neutraliser", voilà un terme qui nous fait vomir! Ca veut dire empêcher que les examens se tiennent. Et nous, on n'est pas d'accord. On est d'avis différents sur l'avenir de la fac, sur la masterisation. Mais on veut que la liberté d'avoir cours et celle de le faire soit respectée.
Nous n'avons pas dû nous trouver aux mêmes AG que toi. C'est pas une question de droite ou de gauche. De toute façon, si la gauche était au pouvoir, elle réagirait aussi mollement pour nous soutenir. C'est une question de respect des libertés. S'il n'y a plus de respect de la liberté là où se transmet le savoir, tu sais comme nous, ça finit à Tien An Men ou à Guantanamo.
Ecris-nous, on te publiera. Mais ne nous fais pas passer pour des enfants de réacs bien beauf. Nous on pense surtout aux L1 et aux L2 qui sont ceux qui sont les plus désavantagés dans ce conflit. Et puis, excuse-nous, ça nous fait marrer les éternels étudiants qui ont le temps d'aller de comité de grève en comité de grève, qui ont le temps de bloquer, de rester à des AG qui durent des heures. Il y a tous les autres, qui travaillent pour payer leurs études.
Et puis, explique nous, pourquoi l'université n'organise pas un vote à bulletins secrets? Pourquoi les infos sur ce qui se passe réellement sont si minces? Nous aussi on a la préoccupation du bien commun. Et on voudrait que chacun assume ses reponsabilités.
Ca te fait pas gerber ces profs qui sont payés en faisant grève? C'est ça "les rouges" avec qui on devrait être tolérants pour toi?
Un message de Laurent aux bloqueurs
Non, les Assemblées générales ne sont pas démocratiques ! Elles ne l'ont jamais été depuis mai 68. Seulement, nous ne sommes pas au Soviet suprême, mais à la Sorbonne ! Nous ne sommes pas des révolutionnaires... nous ne sommes que des étudiants. Nous ne sommes pas là pour préparer le grand soir, mais simplement pour étudier. De même que nos professeurs sont là pour enseigner. Ce qui est encore - permettez-moi de le penser, malgré le contexte actuel - le plus beau métier du monde ! Mais à condition d'en avoir les moyens matériels, et surtout à condition d'avoir un auditoire attentif et respectueux. Bref, un auditoire d'étudiants, et non de marxistes-léninistes qui sont tout sauf des démocrates.J'étais à ce fameux cours d'anglais où une boule puante a été jetée en plein milieu du couloir. Et j'aimerais entendre "elsa_gou" condamner ce genre de procédés qui consistent à détruire l'outil de travail de personnes dont les convictions sont, ma foi, tout aussi respectables que les vôtres.Je suis démocrate et je respecte vos opinions, même si je les combats vigoureusement. En revanche, je ne respecte pas vos méthodes. Elles sont affligeantes, dégradantes pour l'institution à laquelle nous appartenons et où nous avons une place à part entière à occuper. Pendant combien de temps encore devrons-nous supporter cette situation ? J’ai assisté à cette fameuse réunion d'information au cours de laquelle nos plus brillants professeurs (MM. Barjot, Forcade, Luc...) ont été hués, vilipendés, sifflés ! Quelle honte pour notre Université ! Mais quel courage ont-ils eu de braver les quolibets et les bassesses de quelques enragés, de quelques irréductibles qui, pour certains, n'étaient même pas inscrits en histoire !Entre nous, je crois vraiment que notre salut dépend plus de M. Pitte - que nous devrions rappeler instamment - que de syndicats dont le seul objectif est de préparer une belle carrière dans un parti politique bien connu. L'un d'eux est même aujourd'hui adjoint au maire de Paris ! Beau parcours ! Celui de son successeur est tout aussi édifiant. Son avenir est en effet fort bien assuré puisqu'il sort de l'IEP de Paris. Mais cela ne l'empêche en aucune façon de s'inscrire à Paris I pour venir saborder l'institution universitaire. Peut-être est-il un agent de M. Descoings, dont le parcours est, lui aussi, absolument remarquable par son courage et sa force de conviction… Étudiants de France, inspirez-vous de ces gens-là : ils font bel et bien partie de l'élite dès le berceau, et il est hors de question dans leurs esprits de vous en ouvrir les portes ! Je m'éloigne certes du sujet, mais ce n'est que pour mieux y revenir.Non ! Je ne me rendrai certainement pas à vos AG pour me faire insulter, pour me faire injurier par des individus qui n'en valent pas la peine, et qui ne défendent que des intérêts particuliers. Comment peut-on croire que l'on sauve l'Université en sacrifiant une année entière et en dévalorisant considérablement les diplômes qu'elle délivre ?Non ! Vous ne méritez plus que l'on accorde un quelconque crédit à cette parodie de débat démocratique ! Vous mériteriez que l'on vous méprise, et pourtant, j'ai envie de crier bien haut : Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font
Faites comme Edouard, diffusez notre appel
Je, soussigné edouard Goncalves, manifeste mon soutien au collectif
" SAUVONS NOTRE ANN ÉE "
Ce qu'il faut, c'est faire le plus de bruit possible pour que les notes que nous aurons obtenues avec les profs qui ont continué à faire cours ou qui nous corrigent nos exercices soient validées.
" SAUVONS NOTRE ANN ÉE "
Ce qu'il faut, c'est faire le plus de bruit possible pour que les notes que nous aurons obtenues avec les profs qui ont continué à faire cours ou qui nous corrigent nos exercices soient validées.
Tiens! Tiens! Le blocage pourrait gêner les étudiants
Un message de Paola, qui rappelle aux bloqueurs que beaucoup d'étudiants habitent loin et sont complètement pénalisés par le blocage.
"Tout d'abord je tiens à vous remercier de donner la parole aux
étudiants qui sont pris en otage par ce mouvement.
Ce n'est pas en AG que l'on peut s'exprimer démocratiquement, comme on veut bien le faire croire.
Je pense effectivement, qu'il y a instrumentalisation car si ce mouvement de blocage était un simple mouvement étudiant, il serait éteint depuis longtemps.
Tous les étudiants n'habitent pas Paris et doivent faire plusieurs heures de transports chaque jour pour assister à leurs cours.
Et voilà des semaines que nous nous déplaçons pour trouver portes closes !
Nous sommes épuisés, démotivés et écoeurés !
L'université doit tenir ses engagements et mettre tout en oeuvre pour valider ce semestre.
C'est l'avenir des étudiants qui est en jeu".
"Tout d'abord je tiens à vous remercier de donner la parole aux
étudiants qui sont pris en otage par ce mouvement.
Ce n'est pas en AG que l'on peut s'exprimer démocratiquement, comme on veut bien le faire croire.
Je pense effectivement, qu'il y a instrumentalisation car si ce mouvement de blocage était un simple mouvement étudiant, il serait éteint depuis longtemps.
Tous les étudiants n'habitent pas Paris et doivent faire plusieurs heures de transports chaque jour pour assister à leurs cours.
Et voilà des semaines que nous nous déplaçons pour trouver portes closes !
Nous sommes épuisés, démotivés et écoeurés !
L'université doit tenir ses engagements et mettre tout en oeuvre pour valider ce semestre.
C'est l'avenir des étudiants qui est en jeu".
Le Philosophe dans la Cité
L'association étudiante Le Philosophe dans la Cité (étudiants appartenant aux universités de Paris I, Paris IV, Paris VIII, Sciences Po) souhaitent témoigner de leur soutient en faveur de cette initiative et moi-même apporte ma signature nominale à cette pétition.
Laura-Maï
Le Philosophe dans la Cité
http://fr.mc247.mail.yahoo.com/mc/compose?to=lmgaveriaux@revuedemonde.org
http://www.revuedemonde.org/
Laura-Maï
Le Philosophe dans la Cité
http://fr.mc247.mail.yahoo.com/mc/compose?to=lmgaveriaux@revuedemonde.org
http://www.revuedemonde.org/
Merci à Raphaël, qui nous envoie ce sondage
Petit sondage intéressant à diffuser largement... http://www.lefigaro.fr/actualites/2009/05/05/01001-20090505QCMWWW00668-faut-il-poursuivre-en-justice-ceux-qui-bloquent-les-universites-.php
Un message d'Antonella, étudiante étrangère
Bonsoir,
en qualité d'étudiante étrangère (L3) NON Erasmus ni en échange - donc qui a decidé de passer une année en Sorbonne, en ayant déjà étudié dans son Pays pour une licence et en ayant surtout envie de recommencer à nouveau avec le "grand nom" de la Sorbonne - j'avoue ma déception.
Je ne veux pas dire que les étudiants et le personnel grèviste ait tort, mais je veux dire que ce n'est vraiment pas possible de voir jetter une année de sacrifice dans la poubelle.
Je ne suis en échange! Cette année pour moi a déjà étée dure à partir du début; je dois, dans ce cas, bosser toute seule sur une méthodologie déjà compliqué pour un étranger (la dissertation) et, en plus, etre prete pour donner, eventuellement, des dossiers comme épreuve de controle continu.
Quelle solution? Faire des examens sur un mois de cours? Faire un mois et demi de cours et faire les exams en septembre? Je ne sais pas. Je sais seulement que j'aurai déjà quelques rattrapages à préparer pour septembre.
Je m'excuse pour les fautes et les accents mais j'ai un clavier non-francophone.
Merci pour votre lutte civile, qui vous fait honneur
en qualité d'étudiante étrangère (L3) NON Erasmus ni en échange - donc qui a decidé de passer une année en Sorbonne, en ayant déjà étudié dans son Pays pour une licence et en ayant surtout envie de recommencer à nouveau avec le "grand nom" de la Sorbonne - j'avoue ma déception.
Je ne veux pas dire que les étudiants et le personnel grèviste ait tort, mais je veux dire que ce n'est vraiment pas possible de voir jetter une année de sacrifice dans la poubelle.
Je ne suis en échange! Cette année pour moi a déjà étée dure à partir du début; je dois, dans ce cas, bosser toute seule sur une méthodologie déjà compliqué pour un étranger (la dissertation) et, en plus, etre prete pour donner, eventuellement, des dossiers comme épreuve de controle continu.
Quelle solution? Faire des examens sur un mois de cours? Faire un mois et demi de cours et faire les exams en septembre? Je ne sais pas. Je sais seulement que j'aurai déjà quelques rattrapages à préparer pour septembre.
Je m'excuse pour les fautes et les accents mais j'ai un clavier non-francophone.
Merci pour votre lutte civile, qui vous fait honneur
Robert de Sorbon
Message à diffuser
Il existe un profil « Robert de Sorbon » et un groupe « Pour la reprise des cours à la Sorbonne » sur FACEBOOK. Avec mise en ligne d'une pétition « Pour la reprise des cours à la Sorbonne » sur le site mesopinions.com, catégorie Arts et culture (http://www.mesopinions.com/Pour-la-reprise-des-cours-a-la-Sorbonne-petition-petitions-38813c5227d15f37b44c74e26b5b5bd4.html). Signez-la !
Il existe un profil « Robert de Sorbon » et un groupe « Pour la reprise des cours à la Sorbonne » sur FACEBOOK. Avec mise en ligne d'une pétition « Pour la reprise des cours à la Sorbonne » sur le site mesopinions.com, catégorie Arts et culture (http://www.mesopinions.com/Pour-la-reprise-des-cours-a-la-Sorbonne-petition-petitions-38813c5227d15f37b44c74e26b5b5bd4.html). Signez-la !
Merci d'avoir répondu si nombreux
Salut à tous!
Nous étions pris par les AG, mardi et jeudi, et les difficultés à jongler d'un site à l'autre pour aller aux cours assurés par nos profs.
On en profite pour remercier, au nom de la communauté étudiante, tous les enseignants qui font cours, dans des conditions souvent difficiles. Et tous ceux qui gardent le contact avec nous.
merci à tous ceux qui nous ont écrit. Apparemment l'info circule vite. Nous avons reçu plus de cinquante messages. On en mettra quelques-uns en lignes. Si certains ne sont pas d'accord pour que leur nom apparaisse, il faut nous le dire: pseudo ou initiale ou simplement l'UFR d'inscription et l'année.
Ce que nous avons entendu cette semaine de la part des profs bloqueurs nous inquiète vraiment beaucoup. Ils sont prêts à ce qu'on ait fait un semestre pour rien. Le terme de "neutralisation" est vraiment une façon de se moquer de nous.
Si vous en avez repéré d'autres, de ces expressions en langue de bois du bloqueur (LBB), envoyez-nous.
Nous étions pris par les AG, mardi et jeudi, et les difficultés à jongler d'un site à l'autre pour aller aux cours assurés par nos profs.
On en profite pour remercier, au nom de la communauté étudiante, tous les enseignants qui font cours, dans des conditions souvent difficiles. Et tous ceux qui gardent le contact avec nous.
merci à tous ceux qui nous ont écrit. Apparemment l'info circule vite. Nous avons reçu plus de cinquante messages. On en mettra quelques-uns en lignes. Si certains ne sont pas d'accord pour que leur nom apparaisse, il faut nous le dire: pseudo ou initiale ou simplement l'UFR d'inscription et l'année.
Ce que nous avons entendu cette semaine de la part des profs bloqueurs nous inquiète vraiment beaucoup. Ils sont prêts à ce qu'on ait fait un semestre pour rien. Le terme de "neutralisation" est vraiment une façon de se moquer de nous.
Si vous en avez repéré d'autres, de ces expressions en langue de bois du bloqueur (LBB), envoyez-nous.
dimanche 3 mai 2009
Donner la parole à la majorité
Nous sommes des étudiants de Paris-Sorbonne.
Nous respectons toutes les opinions sur la loi LRU. Certains peuvent la défendre; d'autres la critiquer; d'autres avoir un avis mitigé.
Nous n'acceptons pas qu'une minorité impose sa volonté aux autres, empêchant la plupart des cours de se dérouler depuis maintenant onze semaines. Et ceci alors que le mouvement de contestation de la loi LRU avait commencé sur une base raisonnable, avec des cours pouvant se dérouler. Il y a eu instrumentalisation du mouvement et les étudiants, en particulier ceux de L1 et L2 sont les premiers à en souffrir.
Nous n'accepterons pas que notre semestre et donc notre année soit gâchée par un mouvement non démocratique. Nous n'accepterons pas un diplôme de licence au rabais. Nous n'accepterons pas un semestre sans examens.
Ecrivez-nous pour nous soutenir: etudiantsorbonne@yahoo.fr
Nous respectons toutes les opinions sur la loi LRU. Certains peuvent la défendre; d'autres la critiquer; d'autres avoir un avis mitigé.
Nous n'acceptons pas qu'une minorité impose sa volonté aux autres, empêchant la plupart des cours de se dérouler depuis maintenant onze semaines. Et ceci alors que le mouvement de contestation de la loi LRU avait commencé sur une base raisonnable, avec des cours pouvant se dérouler. Il y a eu instrumentalisation du mouvement et les étudiants, en particulier ceux de L1 et L2 sont les premiers à en souffrir.
Nous n'accepterons pas que notre semestre et donc notre année soit gâchée par un mouvement non démocratique. Nous n'accepterons pas un diplôme de licence au rabais. Nous n'accepterons pas un semestre sans examens.
Ecrivez-nous pour nous soutenir: etudiantsorbonne@yahoo.fr
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