dimanche 3 mai 2009

Donner la parole à la majorité

Nous sommes des étudiants de Paris-Sorbonne.

Nous respectons toutes les opinions sur la loi LRU. Certains peuvent la défendre; d'autres la critiquer; d'autres avoir un avis mitigé.

Nous n'acceptons pas qu'une minorité impose sa volonté aux autres, empêchant la plupart des cours de se dérouler depuis maintenant onze semaines. Et ceci alors que le mouvement de contestation de la loi LRU avait commencé sur une base raisonnable, avec des cours pouvant se dérouler. Il y a eu instrumentalisation du mouvement et les étudiants, en particulier ceux de L1 et L2 sont les premiers à en souffrir.

Nous n'accepterons pas que notre semestre et donc notre année soit gâchée par un mouvement non démocratique. Nous n'accepterons pas un diplôme de licence au rabais. Nous n'accepterons pas un semestre sans examens.

Ecrivez-nous pour nous soutenir: etudiantsorbonne@yahoo.fr

15 commentaires:

  1. Quelle admirable initiative. Un tel manque de relief, de hauteur, de perspective fait honneur non seulement à la communauté universitaire que vous prétendez défendre, mais aussi à l'esprit démocratique que vous ne cessez d'invoquer.
    Nous nous gardons bien de critiquer l'origine de votre mécontentement, mais la manière....

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  2. [Nous respectons toutes les opinions sur la loi LRU. Certains peuvent la défendre; d'autres la critiquer; d'autres avoir un avis mitigé.]

    ==> Nous appelons tous les étudiants et toutes les étudiantes, de quelque sensibilité que ce soit, à venir s'informer, s'exprimer et voter en AG.

    [Nous n'acceptons pas qu'une minorité impose sa volonté aux autres, empêchant la plupart des cours de se dérouler depuis maintenant onze semaines.]

    ==> Nous non plus. C'est pour cela que nous proposons des Assemblées Générales ouvertes pour discuter du fond et de la forme de la grève. Notons que sur le site de la Sorbonne, sur les 11 semaines sans cours évoquées, une seule l'a été pour cause de blocage, dix pour cause de grève des BIATOSS. Je ne pense pas qu'on puisse empêcher les BIATOSS, responsables de l'ouverture des locaux, de disposer librement de leur droit de grève.

    [Et ceci alors que le mouvement de contestation de la loi LRU avait commencé sur une base raisonnable, avec des cours pouvant se dérouler.]

    ==> La grève est, selon le Dictionnaire Hachette, édition 2003, la "cessation de travail concertée pour la défense d'intérêts communs à un groupe professionnel, à des salariés". Tenir des cours alors que la grève a été votée par la majorité des étudiants, professeurs et BIATOSS présents en AG, ce n'est pas faire grève.Et c'est aller à l'encontre de l'avis majoritairement exprimé.

    [Il y a eu instrumentalisation du mouvement et les étudiants, en particulier ceux de L1 et L2 sont les premiers à en souffrir.]

    ==> Si par instrumentalisation, il faut entendre implication des étudiants, y compris non syndiqués, certes, le mouvement s'est ouvert aux élèves. Et je vous prie de croire que le mouvement est difficile POUR TOUS, y compris pour ceux de L3 qui préparent des concours ou des dossiers, y compris pour ceux qui préparent l'AGREG ou le CAPES.

    [Nous n'accepterons pas que notre semestre et donc notre année soit gâchée par un mouvement non démocratique.]

    ==> Un "mouvement", c'est-à-dire un soulèvement spontané d'une partie du peuple, ne saurait être non démocratique. Qu'est-ce que la démocratie, sinon le pouvoir au peuple ? Qu'y a-t-il de non démocratique dans le fait de convier tous les élèves et personnels de l'université à venir librement exprimer leurs avis et leurs votes au sein des Assemblées Générales ?

    [Nous n'accepterons pas un diplôme de licence au rabais. Nous n'accepterons pas un semestre sans examens.]

    ==> Vous préférez donc, à court terme, des examens portant sur une partie dérisoire et lacunaire du programme, dispensée dans des conditions qui ne sauraient garantir l'égalité devant les examens pour tous ? Quid des élèves qui n'ont pas accès à Internet, qui n'ont pas été tenus au courant des déplacements de cours, qui travaillent pendant les heures de rattrapage ?
    Et à long terme, vous préférez pour tous et de façon définitive un diplôme diminué de 40% de son contenu disciplinaire, guidé par les intérêts des entreprises privées, et réservé aux seuls élèves encore capables de payer les droits d'entrée ?

    Nous sommes aussi des étudiants de Paris-Sorbonne. Nous exprimons notre avis sur la place publique, et non par la formation de blog. Nous convions tous les élèves intéressés par un réel débat à se manifester aux Assemblées Générales du marid 5 mai et du jeudi 7 mai. Comme à notre habitude, les horaires seront affichés, et des élèves mobilisés sont à votre disposition pour toute discussion.

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  3. Le problème est malheuresement que les assemblées générales sont de véritables assemblées soviétiques issues d'un autre âge... (vote à main levée, décompte très approximatif, dificulté à exprimer une opinion différente de celle des grévistes, nombre trop important de ces AG...)Vous savez pertinement que les personnes favorables à la grève ne sont qu'une petite minorité...

    En ce qui concerne les personnels Biatoss, il n'ont en aucun cas le droit de nous empêcher d'avoir cours. Un certain Rousseau, que vous appréciez certainement, disait: "Ma liberté s'arrête où commence celle des autres". Depuis quand ces gens auraient-il le droit d'entraver la liberté des étudiants qui souhaitent travailler??? Ils peuvent manifester leur opinion, mais en aucun cas ils ne peuvent utiliser leur droit de grève contre les droits des autres, en l'occurence ici le droit de travailler librement. Dans la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, l'article 23 explique que: "Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail" Etre obligé de faire cours dans un couloir ou sur le pavé est-ce des "conditions satisfaisantes de travail"??

    En outre, les personnels biatoss sont censés avoir aussi et avant tout des devoirs puisqu'au service de l'Etat (définition du fonctionnaire), de l'université et surtout des étudiants.

    Très bonne définition du mot grève donnée par le dictionnaire Hachette:"cessation de travail concertée pour la défense d'intérêts communs à un groupe professionnel, à des salariés" Les étudiants sont-il un groupe professionel, sont-ils salariés?? Je ne le crois pas...

    Un mouvement est certainement à la base une expresion du peuple, mais ses moyens peuvent être non démocratiques. On ne peut se dire démocratique que lorsque l'on réspecte la liberté des autres citoyens, lorsque l'on respecte leurs opinions. Or ce n'est pas le cas, au moins pour une partie des personnes adhérant à votre mouvement. En effet, j'ai assisté cette semaine à un cours d'anglais dans un couloir. Tout d'abord, il ne manquait presque personne ce qui prouve que la majorité es personnes veulent avoi cours contrairement à ce que vous dites... Le cours a été perturbé en plein milieu par une bande d'agitateurs aux brassards jaunes... Le professeur leur a simplement dit qu'ils pourraient s'excuser de passer de cette manière sous son nez et au milieu de nous. L'un deux étant déja loin dans le couloir a déclaré: "C'est à vous de vous excuser parceque vous faites cours" Quelle intelligence, quel courage d'avoir dit cela face à lui!! Ce n'est pas tout. Ces "petits malins" se sont amusés laisser un peu plus loin (toujours le même courage de faire les choses en face...) quelques boules puantes, histoire de nous obliger à partir 10 minutes après... (nous n'avons que changé de couloir!!) Après cela vous voulez être pris au sérieux??? on est mals partis...

    Vous êtes exactement en train de faire le contraire de ce que vous souhaitez... Il y aura demain grâce à vous deux sortes d'universités: Celles comme la Sorbonne qui l'on accordera plus aucun crédit, du fait de la récurence des grèves et des perturbations, et celles qui auront accepté les réformes, auront de solides financements et donc une formation complète et poussée. Voila le système à deux vitesses de demain...

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  4. bravo!

    le collectif antiblocus Sorbonne
    http://www.facebook.com/group.php?gid=81890133608
    profil
    http://www.facebook.com/group.php?gid=81890133608#/profile.php?id=1654871472

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  5. Difficile de penser et d'agir a longue terme en fonction de l'intéret général quand le monde va a l'encontre de ces convictions...

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  6. Il me semble qu'il y a un moyen simple et efficace de faire cesser les menaces sur les examens: menacer à notre tour, en nous constituant en collectif, de demander le remboursement des droits d'inscription. Nous n'avons pas besoin d'être excessivement noimbreux pour cela. L'université n'a de toute façon, et cela est terrible, pas les moyens de faire face à une demande de cet ordre. Si donc, nous voulons être réellement pris en considération, et pas en otages par les grévistes, qui filtrent les entrées aux AG afin d'être certains de la reconduction des blocages, il faut faire pression, en s'attaquant au nerf de la guerre: l'argent. J'espère néanmoins que les examens pourront se tenir, bien qu'ils aient peu de sens pour les étudiants de L1 et L2 en particulier.

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  7. @raphanoel :
    [(vote à main levée, décompte très approximatif, dificulté à exprimer une opinion différente de celle des grévistes, nombre trop important de ces AG...)]

    ==> il est difficile de mettre en place des AG très précises. Cependant le vote à bulletin secret a été instauré dans de nombreuses universités. Le problème, c'est qu'il ralentira beaucoup les AG.

    [Vous savez pertinement que les personnes favorables à la grève ne sont qu'une petite minorité...]

    ==> non, je ne crois pas. Que la majorité ne soit pas pour le blocage, peut-être ; concernant la question de la grève, c'est une histoire plus subtile.

    [Ils peuvent manifester leur opinion, mais en aucun cas ils ne peuvent utiliser leur droit de grève contre les droits des autres, en l'occurence ici le droit de travailler librement.]

    ==> le droit de grève des BIATOSS ne peut s'exprimer autrement que par la fermeture des locaux, puisque leur travail consiste à s'occuper de la gestion de ces locaux. Ils ont le droit de faire grève, de même que les cheminots ont le droit de ne plus faire rouler les trains et les sages-femmes de ne plus suivre d'accouchement. Le droit de grève a été instauré en France par la loi Ollivier du 25 mai 1864, et a été obtenu par la lutte des travailleurs. Le droit au travail inclut le droit de grève. Aussi, il est clair que les BIATOSS ont le droit de renoncer à leur salaire et de fermer les locaux en faisant grève.

    [L'un deux étant déja loin dans le couloir a déclaré: "C'est à vous de vous excuser parceque vous faites cours"]

    ==> votre professeur va visiblement à l'encontre de la décision de l'AG et de votre intérêt propre. Il n'est pas convenable de faire cours dans les couloirs. Pourquoi n'était-il pas à l'AG pour prendre la parole et faire pencher le vote en la faveur de la reprise des cours ?

    @af_lhenaff :
    [Si donc, nous voulons être réellement pris en considération, et pas en otages par les grévistes, qui filtrent les entrées aux AG afin d'être certains de la reconduction des blocages]

    ==> excuse-moi, de quoi parles-tu ? si nous étions capables de filtrer les entrées des AG, crois-tu que nous laisserions entrer les RG ? Ce qui est pourtant le cas, puisque dès qu'un blocage ou une occupation sont votés, les CRS sont immédiatement au courant...

    Quand à demander le remboursement des frais d'inscriptions, pourquoi pas. Cependant, les frais d'inscription sont des frais de traitement de dossier, et non le prix que coûtent les cours. En réalité, les cours dispensés dans les facultés sont encore gratuits. Étant donné que ton dossier a été effectivement traité, puisque tu es inscrit, je ne suis pas sûre que ta démarche aboutisse.

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  8. Ceux qui prétendent que les AG correspondent à une forme acceptable de débat nous prennent vraiment pour des débiles.

    Le vote à main levée est la négation de la démocratie.

    Et vous savez très bien que les ordres du jour sont ficelés à l'avance par des comités auto-proclamés.

    Quant à dire qu'une seule semaine de blocage est due aux étudiants, il y en a qui feraient bien d'aller à Clignancourt pour s'informer

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  9. Pour elsa : la dernière AG à la sorbonne a voté CONTRE la tenue d'un vote à bulletin secret.
    Notre motion n'a même pas été mise au vote.
    Et il est amusant de voir que ce sont toujours les mêmes qui parlent, toujours les mêmes qui viennent, toujours les mêmes qui au final décident pour tous.
    700 personnes décident pour plus de 30 000.
    Les étudiants de Paris I votent pour ceux de Paris IV et inversement.
    L'expression par les AG de sites n'existe même plus...
    Il faut savoir cesser une grève, disait Maurice Thorez...

    www.stopbloc.revolublog.com pour des analyses, des critiques, des informations et des débats.

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  10. @sauvons notre année :
    [Ceux qui prétendent que les AG correspondent à une forme acceptable de débat nous prennent vraiment pour des débiles.]

    ==> que proposes-tu de mieux ? Il est évident que le déroulement des AG n'est pas idéal, je n'ai jamais prétendu le contraire. Mais ça reste la seule forme de débat public où tout étudiant s'il en a le courage peut s'inscrire et exprimer son avis.

    [Et vous savez très bien que les ordres du jour sont ficelés à l'avance par des comités auto-proclamés. ]

    ==> L'ordre du jour est voté au début de l'Assemblée. Il est effectivement mis au point par les comités de mobilisation dont je rappelle qu'ils sont ouverts à tous, sur le modèle :
    I. Bilan de la mobilisation
    II. Débat et propositions
    III. Votes des propositions et des mandatés.

    [Quant à dire qu'une seule semaine de blocage est due aux étudiants, il y en a qui feraient bien d'aller à Clignancourt pour s'informer]

    ==> Je parlais du site de la Sorbonne. Permets que je m'auto-cite : "Notons que sur le site de la Sorbonne, sur les 11 semaines sans cours évoquées, une seule l'a été pour cause de blocage, dix pour cause de grève des BIATOSS."

    @stop
    [Pour elsa : la dernière AG à la sorbonne a voté CONTRE la tenue d'un vote à bulletin secret.]

    ==> je le regrette, mais je comprends les difficultés techniques.

    [Notre motion n'a même pas été mise au vote.]

    ==> laquelle ?

    [Et il est amusant de voir que ce sont toujours les mêmes qui parlent, toujours les mêmes qui viennent, toujours les mêmes qui au final décident pour tous.]

    ==> ça ne nous amuse pas non plus de discourir quand on est tous d'accord. Venez prendre notre contre-pied. Je félicite d'ailleurs tous ceux qui osent exprimer un avis contraire aux AG malgré les mouvements de foules désagréables.

    [700 personnes décident pour plus de 30 000.]

    ==> Il y a 23 000 étudiants à la Sorbonne, pour préciser. Et lorsque 10 CRS viennent déloger 100 occupants, c'est mieux ?

    [Les étudiants de Paris I votent pour ceux de Paris IV et inversement.]

    ==> dans le cas des AG unitaires Paris I/Paris IV, effectivement... Il s'agit donc des AG de site, celles qui prennent la décision de bloquer ou non les locaux de la Sorbonne.

    [L'expression par les AG de sites n'existe même plus...]

    ==> cf. supra.

    [Il faut savoir cesser une grève, disait Maurice Thorez...]

    ==> ... qui a prononcé cette phrase après Les élections législatives du 3 mai 1936, qui portèrent au pouvoir le Front Populaire. La signature des accords Matignon (7 au 8 juin 1936) prévoyait l'augmentation des salaires, la mise en place de délégués ouvriers et de contrats collectifs. Face à ces avancées, Thorez déclara le 11 juin 1936 :



    " Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors IL FAUT SAVOIR CESSER UNE GRÈVE DES QUE SATISFACTION A ÉTÉ OBTENUE."

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  11. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  12. euh, wilderness71: tes propositions, j'en pense rien, tes logorrhées verbales, comme celles de tes copains, sont vraiment trop longues pour qu'on les lise. du coup j'ai juste lu la fin, d'ailleurs j'y réponds, mais je dois bien avouer que j'ai aucune idée de quoi tu parles.
    fais court, mec, il y a que ça qui marche.

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  13. eh bien jsentier finalement tu ne dis pas grand chose dans ton commentaire, mais si tu as lu la fin, tu pourrais par exemple dire dans quel UFR tu es et ce qui se passe de ton côté etc..Si tu ne vois pas de quoi je parles, je ne sais pas quoi te dire non plus, mais si tu es à Paris 4 tu dois bien comprendre. Et si ton but était de donner un conseil en communication, ok, mais à part ça, tu as un message à faire passer, ou une proposition à faire?

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  14. Wilderness71? j'avais lu ton commentaire et je voulais y répondre, pourquoi l'avoir effacé ?

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  15. Je crois effectivement qu'il était trop long. Et puis apparement des choses sont censées bouger cette semaine, on devrait être fixés. Si ce n'est pas le cas, il faudra faire quelquechose, demander une AG à ce propos ou faire ciruculer une pétition.. Enfin j'espère que ce sera réglé cette semaine, voila.

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