LA GOUTTE D’EAU…
PREAMBULE…
Qu’il soit entendu que je ne dénigre et ne juge personne, que je ne remets pas en cause le droit de grève qui, rappelons le, est un principe acquis depuis le 25 Mai 1864 et pleinement reconnu dans la Constitution depuis le 27 octobre 1946 par l’article 7 du Préambule.
Que l’on considère la Liberté d’Opinion et d’Expression, liberté fondamentale de l’Homme citée dans l’article 19, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, liberté acquise et reconnu par la Liberté des Droits de l’Homme et du Citoyen depuis 1789 et entérinée par la Constitution Européenne des Droits de l’Homme de 1950.
Assez, c’est le seul mot qui me vient à l’esprit au sujet des événements actuels.
D’UN POINT DE VUE CULTUREL…
Cela va bientôt faire 6 ans que j’ai obtenu mon Baccalauréat. Depuis cette période, j’ai effectué de nombreuses études, de Lettres, de Tourisme, bref j’ai cherché à accroitre mes connaissances et à profiter de l’excellence en matière de savoir du milieu universitaire.
Etudiant à Paris IV depuis cette année, inscrit en double Licence Histoire et Histoire de l’Art, je constate que la culture et la formation de cette génération est mise à mal et laissée de côté au profit de querelles intestines.
D’UN POINT DE VUE FINANCIER …
Vivant en province, puisque n’ayant pas la possibilité de résider sur Paris, comme de nombreuses autres personnes, j’effectue chaque jour le trajet qui me sépare de la Sorbonne en train puis en Métro, et comme tout un chacun je paie un abonnement, sinon onéreux du reste couteux.
Il en va de même, par ailleurs, pour les étudiants vivant à Paris même et qui doivent s’acquitter d’un loyer chaque mois incompressible, dans l’attente et l’espoir que la situation actuelle s’améliore.
A cela s’ajoute la déclaration faite par la présidence de l’Université, je cite :
« Etant donné le nombre réduit de semaines d’enseignement accomplies, les enseignants seraient invités à procéder à un éventuel rattrapage des séances qui n’ont pu avoir lieu sous forme de cours ou de polycopiés, ou à l’aide de la plateforme Moodle. Il convient de rappeler que la validation d’un semestre, comme le précisent les textes relatifs au LMD, prend en compte non seulement le « présentiel » mais aussi le travail personnel.
Le principe du contrôle continu est maintenu. Il appartient à chaque responsable de module, en liaison avec le directeur d’UFR et en concertation avec les collègues de son équipe pédagogique, d’en définir les modalités pour les enseignements fondamentaux et surtout pour l’évaluation des enseignements optionnels et transdisciplinaires pour lesquels il constitue la règle.
Dans le cas des enseignements qui n’ont pu être assurés ou qui n’ont touché qu’une minorité d’étudiants pendant la suspension des cours et des TD, les sujets d’examen devront être définis à partir des contenus d’enseignement délivrés pendant la période correspondant à la reprise effective des cours, du 6 avril au 6 juin ou du 27 avril au 6 juin. Cette règle s’applique aussi au choix des sujets de la session de rattrapage de septembre. »
Permettez-moi de vous rappeler que l’inscription à l’université est soumise à cotisation, et que celle-ci, quoi qu’on en dise, représente une certaine somme.
De là plusieurs points se dégagent : Dans un premier temps s’il est possible d’assurer les cours par correspondance, via Moodle, sous forme de polycopiés, ou encore en donnant aux élèves des listes interminables de livres à étudier pour saisir les grandes lignes du programme, quel intérêt alors de s’acquitter de cette cotisation auprès d’une université, alors qu’il est possible de le faire auprès d’établissements compétents tel que le CNED, ou bien encore de se procurer les dits ouvrages et de passer les examens en candidats libres ?! La question reste ouverte…
Dans un second temps, qu’il est inadmissible, de la part d’enseignants grévistes, de commander à leurs étudiants des travaux, basés sur un cours qu’ils n’auront pas dispensé, qu’il est non point impensable d’allonger la durée des cours et de reporter les examens à une période où certains pourront ne pas être disponible alors que de toute évidence, beaucoup ne soutiennent plus le mouvement et sont parfois même en opposition avec celui-ci. Pourquoi reporter sur les étudiants les désagréments d’une mésentente entre le gouvernement et le corps des enseignants-chercheurs, tout en continuant de façon hypocrite à verser des bourses d’études offertes par ce même gouvernement ?! La encore la question reste ouverte…
D’UN POINT DE VUE ORGANISATIONNEL…
En effet, la grève débutée aux alentours du Lundi 2 mars, dure depuis bientôt trois mois, et les communiqués qui nous parviennent sont incohérents, désordonnés, erronés bref, on ne distingue dans ceux-ci aucune unité d’action ou de pensée.
Le dernier que j’ai reçu ce matin Mardi 12 Mai à 9H15, à sans doute été la goutte d’eau, et je pense nécessaire de réagir, en voici le contenu :
Clignancourt est encore bloqué aujourd'hui. Le cours sera posté sur moodle.> J'aimerais connaître votre avis sur l'idée de faire des cours en Juin pour valider le semestre. Préférez vous :> a) un poly et un examen dessus> b) des cours de rattrapage le samedi et un examen> c) des cours de rattrapage un jour de semaine et un examen> d) ne pas valider
En tout premier lieu, reçu à 9H15 pour un cours censé avoir lieu à 11H00 sachant que pour y assister il me faut partir de chez moi à 8h46 que j’ai ensuite 1H30 de train puis 45 minutes de transports en commun… C’est vrai, cela est mon problème, néanmoins, cela n’est pas normal, car une fois de plus je le répète, je ne suis pas seul habitant en province et devant subir les affres d’une information morcelée et mal transmise.
Dans un second temps je trouve inacceptable de proposer aux étudiants un choix comme celui-ci sous forme de QCM. Il est évident qu’au vu des cours dispensé ce semestre se doit de ne pas être validé, pour une raison simple : les cours n’ont put être assuré de façon correcte et il ne me semble pas vraisemblable d’assimiler en deux mois les notions qui doivent l’être en 5 ; d’autre part, ce n’est pas non plus aux étudiants de faire un tel choix, mais bien aux professeurs d’assumer leur responsabilité jusqu’au bout, puisqu’ils sont au départ les instigateurs de cette panade.
Si l’année doit en effet ne pas être validée, qu’ils en prennent l’entière responsabilité, et ne se cachent pas derrière des faux-semblants en parlant je cite : « d’autisme gouvernemental », ou en proposant ce genre de questionnaire qui leur permettrait de dire que ce sont les étudiants qui n’ont pas souhaité valider leur semestre.
D’UN POINT DE VUE PERSONNEL…
En désaccord depuis le départ avec ce mouvement, mais respectant comme je l’ai dit plus haut les pensées et idéaux de chacun, je ne me suis permis de juger ou d’intervenir durant toute la période de flou qui vient de s’écouler, cependant je sens que cette situation prend un nouveau tournant et que chacun essaie de se cacher derrière des lois, des réglementations, des votes, des conseils, des spécifications, bref, que l’on arrête tout cela.
Si la grève doit se continuer qu’elle se poursuive dans le respect de chacun et que s’assument les opinions et pensées afin que les positions puissent s’affirmer clairement, comme par exemple de cette manière, je cite à nouveau : « la non-validation du semestre en juin était un risque, comme l'a dit A. lors de la dernière AG, dès le 1er jour de grève. Et elle doit rester un enjeu dans notre lutte, c'est l'un des seuls arguments que nous puissions utiliser pour faire céder la ministre, et alerter les médias, ce qui a déjà commencé. La grève, les manifestations n'ont quasiment aucun impact. La menace pesant sur les examens, elle, effraye tout le monde. »
Bien à vous tous,
Georges-Etienne BRETON
mercredi 13 mai 2009
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Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerRaa, je me suis encore plantée dans le C/C.. Voilà ma réponse.
RépondreSupprimer__________________________________________________
[je constate que la culture et la formation de cette génération est mise à mal et laissée de côté au profit de querelles intestines.]
==> Il s'agirait d'une querelle intestine si son cadre était strictement universitaire. Nous ne nous battons pas contre l'université, nous nous battons contre les décrets du gouvernement.
[Permettez-moi de vous rappeler que l’inscription à l’université est soumise à cotisation, et que celle-ci, quoi qu’on en dise, représente une certaine somme.]
==> Il s'agit de frais d'inscription, c'est-à-dire de frais de traitement de dossier, ainsi que l'assurance. Les cours sont gratuits. C'est aussi la différence avec le CNED ou tout autre organisme privé. C'est pourquoi on n'est pas assuré d'avoir tous les cours prévus ; mais c'est aussi ce qui fait la valeur d'une université ouverte à toutes les catégories sociales.
[Dans un second temps, qu’il est inadmissible, de la part d’enseignants grévistes, de commander à leurs étudiants des travaux, basés sur un cours qu’ils n’auront pas dispensé, qu’il est non point impensable d’allonger la durée des cours et de reporter les examens à une période où certains pourront ne pas être disponible alors que de toute évidence, beaucoup ne soutiennent plus le mouvement et sont parfois même en opposition avec celui-ci.]
==> Je tiens à préciser que les enseignants réellement grévistes ne demandent pas de travaux à leurs étudiants ; s'ils le font, vous êtes en droit de leur en demander la raison. Par ailleurs, la décision de la réunion extraordinaire des trois conseils centraux de Paris IV a déclaré qu'en l'absence de reprise des cours, la neutralisation du semestre prévaudra (http://www.paris-sorbonne.fr/fr/spip.php?breve343 paragraphe 4). Les cours n'ont pas repris. L'issue est donc prévisible.
[Pourquoi reporter sur les étudiants les désagréments d’une mésentente entre le gouvernement et le corps des enseignants-chercheurs, tout en continuant de façon hypocrite à verser des bourses d’études offertes par ce même gouvernement ?!]
==> Il ne s'agit pas d'une mésentente limitée au corps des enseignants chercheurs. Il s'agit d'un mouvement de contestation de plus de 6 mois contre trois décrets portant certes sur le statut des enseignants-chercheurs, mais aussi sur le contrat doctoral, sur la masterisation des concours et sur les conditions de travail des BIATOSS. Voilà pourquoi les étudiants sont impliqués, malgré eux ou d'eux-mêmes.
Quant au QCM que tu rapportes : il est évident que nous n'en sommes pas les auteurs, et qu'il convient avant tout d'adresser tes reproches au professeur concerné. Quant à l'organisation, sache que les professeurs n'ont pas leur mot à dire dans la tenue ou non des partiels. Ce sont les conseils centraux de la Sorbonne, en particulier le CA et le CEVU, qui en sont libres maîtres. Ni le ministère, ni les professeurs, ne peuvent intervenir en la matière. Le ministère n'a que le droit de valider ou non les diplômes. Or, le gouvernement ne peut pas faire face au redoublement des L1, L2, L3 d'une même université : comment accueillir deux fois plus d'élèves en L1 dans ce cas ? Ainsi, la solution la plus probable est d'une part, l'annulation du semestre ; d'autre part, la validation des diplômes par le ministère.
[En désaccord depuis le départ avec ce mouvement, mais respectant comme je l’ai dit plus haut les pensées et idéaux de chacun, je ne me suis permis de juger ou d’intervenir durant toute la période de flou qui vient de s’écouler]
==> Je pense qu'il serait plus intéressant au contraire, de porter le débat sur le terrain politique. Comment juger de l'évolution d'un mouvement de contestation si on ne se soucie pas de ses revendications politiques ?
Quant à ce que dit "A." au sujet de la menace des examens, c'est une réalité. Si tu écoutes les informations aujourd'hui, tu apprendras que la ministre vient d'accorder un très très léger recul dans l'application du décret sur la masterisation des concours. Elle repousse son application à 2010. Ce qui ne correspond pas du tout à nos revendications, mais ce qui prouve en un certain sens l'efficacité d'une position très difficile à supporter pour nous tous.
en plus vous êtes d'un beauf avec vos titres à la con, franchement arrêtez, je venais sur votre blog pour rire, mais là c'est même plus possible...
RépondreSupprimerjsentier, ne venez plus sur ce blog.
RépondreSupprimerCela évitera des commentaires que l'on qualifierait de trolling ou de flood sur certains forums, et où vous seriez assez justement qualifié de troll, de kévin et de noob. S'il vous venait l'idée de venir polluer le blog dont je suis responsable, oubliez immédiatement.
@ Elsa : le report d'un an de la mise en pratique de la masterisation ne correspond pas à un recul, mais simplement à du réalisme : les maquettes ne sont pas prêtes. Un véritable recul aurait été de revenir sur des points voire tout le contenu de la masterisation.
http://www.stopbloc.revolublog.com
@ stop :
RépondreSupprimerOui, mais le report de la suppression d'un an de stage qui vient d'être concédée n'a rien à voir avec la non-remise des maquettes.
oh merde j'aurais trop peur de me faire qualifier de troll, sans parler de kévin et de noob, là je penserais même à me pendre, je pense. merci de m'avoir prévenu!
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